Comme son nom l'indique...

18.1.08

Bruce Springsteen

"Girls In Their Summer Clothes"





Well the street lights shine
Down on Blessing Avenue
Lovers they walk by
Holdin' hands two by two

A breeze crosses the porch
Bicycle spokes spin 'round
Jacket's on, I'm out the door
Tonight I'm gonna burn this town down

And the girls in their summer clothes
In the cool of the evening light
The girls in their summer clothes
Pass me by

Kid's rubber ball smacks
Off the gutter 'neath the lamp light
Big bank clock chimes
Off go the sleepy front porch lights

Downtown the store's alive
As the evening's underway
Things been a little tight
But I know they're gonna turn my way

And the girls in their summer clothes
In the cool of the evening light
The girls in their summer clothes
Pass me by

Frankie's Diner's
Over on the edge of town
Neon sign spinnin' round
Like a cross over the lost and found

Fluorescent lights
Flicker above Bob's Grill
Shaniqua brings a coffee and asks "fill?"
And says "penny for your thoughts now my poor Bill"

She went away
She cut me like a knife
Had a beautiful thing
Maybe you just saved my life

In just a glance
Down here on Magic Street
Love's a fool's dance
I ain't got much sense but I still got my feet

And the girls in their summer clothes
In the cool of the evening light
The girls in their summer clothes
Pass me by

And the girls in their summer clothes
In the cool of the evening light
The girls in their summer clothes
Pass me by

La la la la, la la la la la la la
La la la la, la la la la la la la
La la la la, la la la la la la la
La la la la, la la la la la la la
[fades]

14.1.08

Lu

"Après plus de cinquante ans passés en Angleterre, elle pensait encore en français."

Lady L., Romain Gary

13.1.08

Sympathy for the Devil

Please allow me to introduce myself
Im a man of wealth and taste
Ive been around for a long, long year
Stole many a mans soul and faith
And I was round when jesus christ
Had his moment of doubt and pain
Made damn sure that pilate
Washed his hands and sealed his fate
Pleased to meet you
Hope you guess my name
But whats puzzling you
Is the nature of my game
I stuck around st. petersburg
When I saw it was a time for a change
Killed the czar and his ministers
Anastasia screamed in vain
I rode a tank
Held a generals rank
When the blitzkrieg raged
And the bodies stank
Pleased to meet you
Hope you guess my name, oh yeah
Ah, whats puzzling you
Is the nature of my game, oh yeah
I watched with glee
While your kings and queens
Fought for ten decades
For the gods they made
I shouted out,
Who killed the kennedys?
When after all
It was you and me
Let me please introduce myself
Im a man of wealth and taste
And I laid traps for troubadours
Who get killed before they reached bombay
Pleased to meet you
Hope you guessed my name, oh yeah
But whats puzzling you
Is the nature of my game, oh yeah, get down, baby
Pleased to meet you
Hope you guessed my name, oh yeah
But whats confusing you
Is just the nature of my game
Just as every cop is a criminal
And all the sinners saints
As heads is tails
Just call me lucifer
cause Im in need of some restraint
So if you meet me
Have some courtesy
Have some sympathy, and some taste
Use all your well-learned politesse
Or Ill lay your soul to waste, um yeah
Pleased to meet you
Hope you guessed my name, um yeah
But whats puzzling you
Is the nature of my game, um mean it, get down
Woo, who
Oh yeah, get on down
Oh yeah
Oh yeah!
Tell me baby, whats my name
Tell me honey, can ya guess my name
Tell me baby, whats my name
I tell you one time, youre to blame
Ooo, who
Ooo, who
Ooo, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Oh, yeah
Whats me name
Tell me, baby, whats my name
Tell me, sweetie, whats my name
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Ooo, who, who
Oh, yeah




"The Stones, Nothing like em, Can't explain it like a force of nature."
Cosmictalk

13 janvier 2007 - 00h51

On change tout.

12.1.08

8.1.08

Année 2007



1. De L’autre côté, de Fatih Akin (ALL)
2. L'homme sans age, de Francis Ford Coppola (US)
3. Inland Empire, de David Lynch (US)

4. Still Life, de Jia Zhang-Ke (CH)
5. Election 2, de Johnnie To (CH)

6. Les Promesses de l'ombre, de David Cronenberg (US)
7. Blades of glory, de Josh Gordon (US)
8. Un secret, de Claude Miller (FR)
9. 7h58 ce matin-là, de Sydney Lumet (US)
10. Control, d'Anton Corbjin (RU)

Mention spéciale : Black Snake Moan, de Craig Brewer (US)

Entre le ciel et l'enfer

Cinéma

On serait tenté de découper clairement Entre le Ciel et l’enfer en deux blocs distincts, qui n’auraient pas grand chose à voir l’une avec l’autre. Le contraste est grand entre le premier segment, intégralement situé dans la maison de Gondo, et plus précisément dans son living-room, et la seconde partie, plus ambulante, plus nerveuse, comme impatiente de passer d’un lieu à l’autre, et de tisser une toile imparable et chaque fois plus tendue autour d’un vide progressivement discerné.

Ce premier moment, un huis clos qui fait peu à peu monter la tension en exposant un à un les enjeux moraux passe vite, par la rigueur de la construction, pour une démonstration de virtuosité, à une leçon d’écran large en intérieur, exposant une scène stylisée, surchargée de personnages dont le défi premier serait de ne jamais sortir du champ, et de parfaitement s’agencer en permanence dans chacun des vingt-quatre clichés qui composent une seconde de cinéma. Le monde du dehors est constamment filtré par des rideaux et par une porte-fenêtre, lucarnes sporadiquement entrouvertes qui ne laissent accès qu’aux murmures indistincts et menaçants de la ville. La distance induite par les plans séquences posés élimine le gros plan du dispositif, mais accentue le sentiment de captivité de Gondo, lion en cage brutalement réduit à arpenter fébrilement son territoire, filmé comme un blockhaus moderne moins exposé qu’encerclé. Le son est soumis au même traitement, puisque c’est par le téléphone que le monde extérieur s’insinue dans la pièce. On craint le théâtre, c’est pourtant du cinéma.

Oppressant, le dispositif explose soudainement lorsque les décisions sont prises. Alors que Kurosawa vient de montrer plus ou moins ostensiblement que, sur un sujet revendiqué comme personnel, il ne rechigne pas à l’exercice de style, c’est désormais vers la mobilité et la traque que le film se dirige en se consacrant à la description méthodique de l’enquête menée par des policiers un rien trop angéliques. L’alternance devient la règle, entre les déambulations dans les rues de la ville et les scènes de commissariat, où le cadre bondé de personnages démocratiquement égaux semble accorder comme une préférence au collectif sur l’individu. La veine documentaire qui irrigue le film appelle directement la filiation américaine du scénario (Ed McBain), et relie Entre le Ciel et l’Enfer à la longue tradition de ce cinéma noir ultraréaliste, si commun et pourtant immanquablement dépaysant. Juste retour du film noir en terre japonaise, où même incompréhension contemporaine, quand même filmer au plus près ne permet plus de comprendre la réalité ?

Ce qui se joue dans ce film, c’est une autre tentative du cinéaste pour aborder le problème du Mal, dont chaque orientation cinématographique est un essai de compréhension, presque de résistance, qu’il sait pourtant voué à l’échec répété. Tous les recours, toutes les ressources de l’esprit et du cinéma sont employées, mais aucune ne parvient à saisir ne serait-ce que le véritable périmètre de ce à quoi il s’attaque. Symbole de ce combat perdu d’avance, c’est la folie pure qui clôt Entre le Ciel et l’Enfer, inexplicable, indépassable, qui consume celui qui la porte comme celui qui en est devenu la cible. Après une démonstration de rationalisme cinématographique et de méthode policière, comme autant de moyens pour faire rentrer le réel et sa représentation dans le cercle logique de la raison (et, à défaut de l’expliquer, en faire le tableau sensible) le constat est terrible : ces tentatives seront toujours insuffisantes face à l’abjecte absurdité du monde. Au mieux peut-on, comme Rieux dans La Peste, arracher quelques sursis. Dans ses derniers instants, le film contemple le vide absolu, le point de négation et d’incompréhension au delà duquel on ne peut pas aller. Le rideau en fer tombe, implacable : on a pu voir, on ne pourra jamais toucher.