CinémaAdaptation de la prose passionnante mais souvent mécanique de John Le Carré, The Constant Gardener poursuit deux lièvres, l'intrigue politique nourrissant de l'histoire d'amour, et réciproquement. Côté politique, une violente dénonciation des compagnies pharmaceutiques internationales qui testent leurs produits en développement sur des cobays peu onéreux (la population kenyanne). Côté romance, la relation entre 'un diplomate sujet de sa très Gracieuse Majesté fort soucieux de son jardin et son épouse activiste contre lesdites compagnies pharmaceutiques.
Le film débute par l'annonce de la mort de la jeune épouse, mais c'est pourtant elle qui occupe l'écran pendant toute la première partie du film, construite tout en flash-backs et douloureux retours au présent, s'attardant longtemps et plutôt joliment sur leur histoire, leurs souvenirs, leur façon de s'éloigner sans se l'avouer. Cette première moitié appartient intégralement à Rachel Weisz. L'actrice, trop peu connue(et souvent mal employée), dont la grâce et le naturel subjuguent, rappellent par un clignement d'oeil, une lèvre un peu boudeuse ou un simple geste de la main le spectateur qui oserait se détourner, pour ne plus le lâcherA son côté, le pourtant rôdé Ralph Fiennes passe les plats.
Après la mélancolie vient le temps de l'action, du suspense, presque du thriller, dessinant petit à petit la voie sans issue sur laquelle s'est engagé le jardinier, guidé d'abord par le désir de s'estimer digne de son épouse disparue. Fiennes plus à l'aise dans ce registre incarne dès lors idéalement cet homme faible, dont le seul choix réel sera celui de sa fin.
Un tel schème requiert beaucoup de métier et de finesse de la part du réalisateur, qui trouve sans conteste la profondeur et l'humanité de son sujet. La mise en scène paraît moins originale et inspirée que celle de La Cité de Dieu, qui l'avait fait connaître, mais Meirelles sait que ce qui importe n'est pas le brio, mais la justesse. Peu importe que les personnages secondaires remplissent les cases, ou que la musique effrite la réalité de l'ensemble, accrochés à ses acteurs, The Constant Gardener suit sa trace, loin et fort.
Après la mélancolie vient le temps de l'action, du suspense, presque du thriller, dessinant petit à petit la voie sans issue sur laquelle s'est engagé le jardinier, guidé d'abord par le désir de s'estimer digne de son épouse disparue. Fiennes plus à l'aise dans ce registre incarne dès lors idéalement cet homme faible, dont le seul choix réel sera celui de sa fin.
Un tel schème requiert beaucoup de métier et de finesse de la part du réalisateur, qui trouve sans conteste la profondeur et l'humanité de son sujet. La mise en scène paraît moins originale et inspirée que celle de La Cité de Dieu, qui l'avait fait connaître, mais Meirelles sait que ce qui importe n'est pas le brio, mais la justesse. Peu importe que les personnages secondaires remplissent les cases, ou que la musique effrite la réalité de l'ensemble, accrochés à ses acteurs, The Constant Gardener suit sa trace, loin et fort.
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