Comme son nom l'indique...

13.1.06

La Rue de la mort, d'Anthony Mann (1949)

Cinéma

Side Street
est un excellent polar tourné dans Manhattan, en décors réels. Insistons sur ce point tant il singularise ce produit de série. Sur une trame de noir ultraclassique, à l'interprétation inégale (force est de reconnaître que Stewart Granger est profondément dépourvu d'expressions), la vérité naît de la peinture réaliste, et pour cause, de NY, depuis des bas-fonds, ses impasses peu engageantes, ses chambres miteuses, ses offices poussièreux, jusqu'aux grandes avenues et l'opulence de Wall Street. Les plans aériens des génériques, les plongées vertigineuses depuis les gratte-ciels forment une géographie dramatique bien plus passionnantes que l'intrigue utilitaire qui la fonde.

Cette construction physique trouve son épanouissement absolu dans la dernière séquence du film, une extraordinaire poursuite en voiture dans les rues torves de Wall Street, filmées avec génie par Mann, dans une économie de moyens et d'effets des plus remarquables.

Pépite d'un genre, La Rue de la mort est la démonstration imparable que c'est dans la figure codée que se niche la plus intelligente singularité.

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