Virevoltant du début à la fin, hilarant, mais aussi tragique, en un mot grandiose, cette adaptation hollywoodienne de Dumas laisse son spectateur pantois d'admiration, et épuisé d'avoir tant couru, sauté, bondi, rebondi, galopé, combattu, embrassé, aimé, vécu. Gene Kelly est D'Artagnan, fier gascon monté à Paris sans avoir eu le temps d'apprendre à marcher. Cela donne le héros le plus bondissant de l'histoire du cinéma, dont la virtuosité physique est le carburant euphorisant de cette splendeur en Technicolor comme personne sauf Cardiff n'a su en faire après.
Film de capes, d'épées, d'amour, tant Lana Turner en Milady irradie (et si c'était elle la plus belle vamp du 7e Art ?), et de chevauchées, ode à l'amitié, àa la fraternité, et au pur divertissement, Les Trois Mousquetaires est plus encore que la somme de ces parties.
Oeuvre complète, synthèse et chef-d'oeuvre d'un art, emblême d'une époque, pure illustration du Run, run, run walshien, ce film de vie fait partie de ces ouvrages après lesquels on mourrait bien, béat, s'ils ne nous avaient ordonné de vivre.
Oeuvre complète, synthèse et chef-d'oeuvre d'un art, emblême d'une époque, pure illustration du Run, run, run walshien, ce film de vie fait partie de ces ouvrages après lesquels on mourrait bien, béat, s'ils ne nous avaient ordonné de vivre.

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