Comme son nom l'indique...

13.1.06

Terreur extra-terrestre, de Greydon Clark (1980)

Cinéma

Découverte grâce aux irremplaçables séances du Cinéma Bis un vendredi sur deux à la Cinémathèque de ce bijou Z, dans lequel une communauté se fait décimer par un extraterrestre qui fait très peur, surtout quand on ne voit pas son masque en caoutchouc.
Les pépites, ce sont ces scènes totalement improblables, hilarantes tant elles sont vides, mais on ne peut pas faire que des scènes d'action ou de terreur, alors on invente des amourettes adolescentes, des relations père-fils compliquées, des communautés du terroir, qu'on peuple de trognes patibulaires mais chaleureuses.
Les pépites, ce sont aussi les présences improbables de célébrités qui comme tout le monde doivent payer l'essence du 4x4, ici Jack Palance, "le" Jack Palance, et Martin Landau, "le" Martin Landau, ce dernier surtout dans un rôle de redneck qui a mal vécu sa démobilisation de l'armée, dont la mort atteint un niveau métaphysique tant elle est stupide.
Plaisir de cette VF surannée, aux intonations bien connues pour qui a usé les fauteuils devant les séries télé US des années 1970 et1980, coup de chapeau rétrospectivement indispensable à la sublimation du genre, et au glissement du navet vers le nanar.

Ainsi, tout cela ne devrait avoir rigoureusement aucun intérêt, sauf qu'on est bizarrement captivé par ces aventures nazes, et très mal foutues, tournées forcèment à l'économie par un réalisateur aux moyens artistiques quand même limités. Pas vraiment d'explication rationnelle, sinon le doux parfum de la série Z, une certaine innocence libérée des contraintes du "grand" cinéma, et cette volonté obstinée de finir ce qui a été commencé, avant de faire le suivant. Là se trouve aussi le plaisir de faire, et de voir, du cinéma.

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