Comme son nom l'indique...

2.2.06

Garden State, de Zach Braff (2005)

DVD

Vu à sa sortie, revu l'autre soir, et qui, à la revoyure justement tient sans mal la distance. Deux qualités premières : une capacité à passer, dans un ensemble très mélancolique et suspendu, d'un ton à l'autre, avec un sens de l'incongru rarement mis en défaut ; une sincérité, exhalée par tous les plans, du projet, et de ses interprètes. Sans être autobiographique, le film est très sensiblement une oeuvre personnelle, où, sous les couches plus ou moins vernies, distances qu'on croirait rassurantes, c'est une mise à nu d'une extrême pudeur, et d'une totale modestie. Conscient de ses moyens, Braff s'appuie pour son premier film sur un scénario cousu main, et sur des comédiens épatants, mention évidemment à Natalie Portman...

L'ouvrage supporterait l'analyse, mais ça n'a pas de cela qu'il s'agit, au contraire : Garden State existe parce qu'il émeut, et parce qu'il s'adresse aux sentiments et aux impressions de ses spectateurs. La plongée en apesanteur est douce, parfois douloureuse dans ses goulets, mais jamais retorse ou hypocrite. Tout cela n'est peut-être pas grand chose, mais c'est beau, et rare.

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