TéléCes histoires d'amours bourgeoises qui se font et se défont, sur fond de lâcheté diversement généralisée, pourraient laisser indifférentes. Le coffret est joli, les plans lêchés, la caméra plutôt bien maniée, à partir d'un scénario assez caricatural et un peu théorique qui rythme plus des étapes qu'il ne les traite.
Sur une trame qu'on ressent très vite comme sur des rails sans aiguillage, ce sont les comédiens qui donnent sa vraie qualité à l'ensemble, par leur justesse, et leur capacité à s'accorder aux tons de cette histoire de vie(s) dans laquelle flottent en permanence l'imminence de l'effondrement et la fragilité des situations. Arditi, Lvovsky, Baye, Miou-Miou, Laure Duthilleul... sont très biens, mais ceux qui m'impressionnent le plus sont certainement Aïssa Maïga (beauté, grâce, naturel, assurance et souplesse), et, comme souvent, Daniel Auteuil, qui a depuis quelques années (L'adversaire ?) passé comme un cap supplémentaire. Sur tous les registres, il est bouleversant.
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